mardi 16 mai 2017

{Tes} 9 ans

Très chère Rita,

Aujourd’hui, c’est ton anniversaire.  Mais aussi un peu le mien.

9 ans que tu as débarqué dans notre vie pour la chambouler pour toujours, la mettre sens dessus dessous, y apporter de la couleur, des étoiles, des paillettes, des arcs en ciel et beaucoup, beaucoup de bonheur. 

9 ans que tu as fait de moi une maman, que je vois mes ailes se déployer au rythme de tes pas, que mon cœur se remplit d’amour sans douter un instant que la source ne se tarisse, que je trouve l’énergie d’avancer tous les jours en espérant te donner le meilleur pour que tu puisses avancer à ton tour. Et du chemin, tu en as parcouru depuis l’année dernière. 

Aujourd’hui c’est ton anniversaire et tu a gardé ce côté intrépide, têtu, joyeux, impatient, avec un sourire qui illumine ton visage et mon cœur de maman. 

Aujourd’hui c’est ton anniversaire et depuis peu, j’entraperçois aussi l'adolescente que tu es en train de devenir. Quand tu nous expliques que vous avez fait une réunion à la récré avec les copains pour discuter pour qui il fallait voter, quand tu partages ton repas avec le sdf en face du restaurant où nous dînons, quand tu nous démontres par A+B pourquoi il est si primordial que tu photocopies la recette de  pâte à sel pour la distribuer aux copains, quand tu nous demandes un bonbon en plus pour l’offrir à ta copine, mais aussi un deuxième bonbon en plus pour l’offrir à cette autre copine, pour ne pas lui faire de chagrin.

Cette ado que tu es en train de devenir, je la vois aussi quand tu lèves tes yeux au ciel, quand tu nous demandes de ne pas te presser car « il n’y a pas le feu » ou quand tu soupires car ta chambre n’est toujours pas rangée malgré nos multiples relances.

Cette ado que tu es en train de devenir ne fait pas encore tout à fait l’ombre  à la petite fille que tu es encore. Et je remercie Dieu pour cela tous les jours. Cette petite fille qui a encore besoin d’une histoire le soir, un câlin au réveil et des bisous à la demande. Cette petite fille dont le regard s’illumine quand elle m’aperçoit à la sortie de l’école, l’attendre avec impatience. Cette petite fille qui court et saute de joie, dès que son papa arrive le soir du travail, pour se jeter dans ses bras. Cette petite fille qui a encore demandé une poupée pour son anniversaire, pour refaire le monde avec elle, avant de sombrer dans les bras de Morphée.

Rita, mon enfant, aujourd’hui c’est ton anniversaire. Mais aussi un peu le mien.  Malgré mes 9 ans à tes côtés, à parfois planer au-dessus de toi comme le parent hélicoptère que je peux être,  j’apprends encore à être une (meilleure) maman tous les jours, à maîtriser mon impatience, mes émotions, à te laisser devenir celle que tu es, sans trop te diriger. Parfois on se cherche, et on ne se retrouve pas là où je voudrais mais souvent la complicité qu’on partage devant un film, en lisant un livre, en refaisant le monde tout en grignotant ton 4 heures gonfle mon petit cœur de maman.

Rita, mon intrépide, mon petit sucre d’orge, ma dose de bonheur au quotidien, ma danseuse étoile, ma chanteuse à la jolie voix, ma princesse, ma chevalière, mon cœur, ma habibti d'amour, ma fille aînée, ma fille unique, mon enfant unique, je te souhaite le plus beau des anniversaires. Que ton chemin vers tes 10 ans soit doux, comme la douceur de ta voix. 


Ta maman qui t’aime.



vendredi 12 mai 2017

7 mythes sur le Maroc qu'il faut arrêter de croire

Il y a quelques jours, Monoprix a lancé sur les internets un concours pour gagner un week-end dans un Riad au Maroc mettant en avant un sachet de "Salade Aleykoum", deux chameaux se pavanant avec la dite salade sur le dos dans le désert et une Kasbah en arrière plan tout en se demandant "ça Fès plaisir non?". Comment dire gentiment que j'en ai ras le tarbouche de ce genre de mythes et de stéréotypes? Que j'en ai ras la jellaba des questions manquant de jugement qu'on (me) pose à propos du Maroc?

Certaines de ces affirmations dénotent d'un manque de connaissance plus ou moins flagrant mais je les ai toutes entendues, de mes propres oreilles, et pas qu'une fois. Donc, voici les 7 mythes sur le Maroc qu'il faut arrêter de croire, une fois pour toutes.

1 - Le Maroc est un grand désert sans fin .... 
Et dans la même veine "et comment font les avions pour atterrir s'il n'y a que du désert partout"? ou encore "est-ce que vous vivez sous des tentes?" ...

Donc, oui, le Maroc comporte une partie désertique, notamment dans le Sud mais c'est surtout de sublimes paysages, entre mer et montagne, des vallées et des forêts, des villes impériales et des médinas historiques, de grandes villes animées et de petits villages perdus, des plateaux désertiques et des oasis enchantées et bien plus encore ...

D'ailleurs, si tu  penses faire "un tour" dans le désert alors que tu es basé à Fès, juste oublie.



2- Au Maroc, les chameaux côtoient les ânes et les voitures
Déjà, il n'y a pas de chameaux au Maroc mais des dromadaires. Et il faut aller dans le désert pour en voir ou alors dans des villes du Sud ou quelques plages pour faire un tour à 5€ de 10mn à dos de dromadaire. Parfois, on peut voir des ânes ou mulets dans certaines villes ou quartiers pour le transport de marchandises, c'est plus courant dans les villages. Et puis, il y aussi des autoroutes au Maroc où il n'y que des voitures à 120km/h (quand la limite de vitesse est respectée) donc je vois mal un remake de Fast & Furious avec, comme protagonistes, un chameau, un âne et une voiture. Plutôt pas mal pour une fable de style de la Fontaine, non?

3- Au Maroc, en tant que femme, je n'ai pas le droit d'être en jupe, ni d'avoir les cheveux à l'air 
A cela, je réponds souvent qu'il suffit de regarder les photos des princesses marocaines, que ça soit l'épouse du Roi ou ses sœurs, nièces etc ... Aucune n'est voilée et elles s'habillent de façon très moderne (jupe, pantalon, robe ...).
Ceci dit, oui, il y a des femmes qui portent le voile, mais pas toutes et surtout, jamais on attendra d'une touriste de porter le voile ou de couvrir son corps en entier pour se balader dans la rue.
Et breaking news, on peut même se mettre en bikini sur la plage !



4- Je vais enfin pouvoir me régaler avec un bon couscous royal 
Stop ! Il n'y a pas de plat s'appelant couscous royal, ni au Maroc ni en Algérie il me semble. Tu ne trouveras jamais de merguez dans un couscous ... d'ailleurs on n'appelle pas cela des merguez mais des saucisses, oui oui, comme en France. Donc pitié, ne me parlez pas de couscous royal !

5 - Les femmes là bas savent toutes faire la danse du ventre 
Je ne compte pas le nombre de fois où en soirée on me demande de montrer comment on fait la danse du ventre dès qu'une chanson de type oriental passe. La danse du ventre est typiquement égyptienne et pas du tout traditionnelle du Maroc. Si on vous propose une soirée spectacle danse du  ventre au Maroc, sache que tu es dans un beau piège à touristes car cela n'a rien d'authentique.

6 - Le Maroc est avant tout un pays musulman
Là encore une fois oui et non. Oui, la religion dominante est l'Islam mais il y a aussi des chrétiens et des juifs comme peuvent l'attester les nombreuses églises et synagogues encore en fonctionnement.
Par ailleurs, les premiers habitants du Maroc sont les berbères qui s'y sont installés bien avant l'avènement de l'Islam.

7 - Il ne fait jamais froid au Maroc
Oui, et la marmotte met le chocolat dans le papier alu !
Le Maroc est un pays très grand : le climat diffère beaucoup selon les régions mais aussi les saisons !  Plutôt tempéré sur les côtes, continental à l'intérieur des terres, avec de la neige en hiver sur les montagnes et les villages/villes avoisinantes ... On peut même skier dans le Moyen et Haut Atlas en hiver. Et oui, comme quoi, le Maroc, il faut venir le visiter pour percer tous ses secrets.










mercredi 22 mars 2017

Big Little Lies, mon gros coup de coeur série du moment.

Gros coup de coeur du moment, la mini série Big Little Lies avec, mais pas que, Reese Whiterspoon, Nicole Kidman, Shailene Woodley, Zoë Kravitz et Laura Dern.




Big Little Lies c'est une histoire centrée sur 5 femmes qui vivent dans la magnifique ville de Monterey en Californie. Elles sont toutes connectées de par leurs enfants en CP qui fréquentent la même école primaire... mais elles ne sont pas toutes forcèment amies, loin de là.

Madeline (Reese Whiterspoon), Celest (Nicole Kidman) et Jane (Shailene Woodley) le sont en revanche et se serrent les coudes ... avec toutes les conséquences que ça peut avoir sur la vie dans cette communauté.

Le premier épisode - il y en a 7 au total - s'ouvre sur un meurtre commis lors de la soirée de bienfaisance à l'école, mais on ne sait ni qui est mort, ni qui l'a tué. Les épisodes de la mini série racontent ce qui s'est passé jusqu'à cette soirée fatidique.

Ce que j'aime dans cette série? Tout ! Déjà, quand je serai grande, j'ai envie d'être Reese Whiterspoon. C'est elle qui a porté le projet avec Nicole Kidman, après avoir acheté les droits d'auteure du livre qui porte le même nom écrit par l'australienne Liane Moriarty. Elles se sont impliquées dans tout, jusqu'au choix de la belle brochette d'actrices qui les accompagnent.

Cette série est une pépite:  l'histoire, les personnages, la fragilité et la solitude de ces femmes puissantes, chacune à sa manière, la complexité de la vie ... tout y est. On y parle de culpabilité maternelle, de jalousie, de violence conjugale, ou encore de viol.   Les images, le grain, l'atmosphère de cette série sont visuellement dignes de Pinterest. Les acteurs enfants - oh les enfants !!! - sont à croquer et jouent leurs rôles complexes à la perfection. Et que dire des maisons dans lesquelles habitent ces protagonistes? Une raison suffisante pour bing watcher cette série sans modération.

Mais j'ai un faible particulier pour la musique de cette série, qui raconte une histoire à elle seule. La bande originale met à nue les sentiments des personnages et les non-dits. Il y a du rock, de la country, de la soul, il y a de tout. C'est hyper éclectique. Le générique du début me transporte littéralement à chaque fois avec les belles falaises de la Pacifique Highway en toile de fond. Je vous mets d'ailleurs le générique de cette série qu'on peut regarder sur OCS US+24 ... et vous souhaite vraiment de pouvoir regarder Big Little Lies.



mercredi 8 mars 2017

Le consentement expliqué à ma fille


A presque 9 ans, le rituel de la lecture du soir reste sacré et depuis quelque temps, nous lisons ensemble "Le feuilleton d’Hermès – la mythologie grecque en cent épisodes" par Murielle Szac.


Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous le recommande vivement : comme son titre l’explique, ce livre raconte l’histoire d’Hermès, messager des dieux et fils de Zeus, en cent épisodes. Chaque épisode fait 2 pages, 3 au plus ce qui en fait une lecture rapide et ludique à la fois.

Dans l’épisode « Au cours duquel Zeus tombe amoureux d’Europe », Zeus se transforme en taureau pour mieux approcher Europe, l’isoler de son groupe de copines … et ainsi l’emmener loin de tous, sur l’île de Crète où Zeus a été élevé. L’épisode n’explique pas trop ce qui se passe après sur l’île, et c’est tant mieux. Je n’ai pas pu m’empêcher de dire tout haut ce que je pensais tout bas « mais c’est du kidnapping ! ».  Ma fille, ne connaissait pas ce mot et ne comprenait donc pas ce qui me gênait dans l’histoire. Elle voyait juste l’amour de Zeus mais n’a pas saisi qu’à aucun moment, on a demandé l’avis d’Europe : Voulait-elle partir avec Zeus sur cette île ? Était-elle d’accord pour laisser toute sa vie derrière elle ? A cela ma fille répond : si elle n’était pas d’accord, elle l’aurait dit.

C'est à ce moment là que j'ai compris qu'il était important d'enterrer une bonne fois pour toute l’adage « qui ne dit rien, consent » et surtout lui expliquer, avec des mots simples qu'elle peut appréhender, ce que c’était le consentement:

  • Qu’il faut toujours demander expressément l’avis de l’autre pour ne pas lui imposer quoi que ce soit. 
  • Qu’il faut être à l’écoute, et s’arrêter quand c’est demandé. On lui rappelle qu’à juste titre, on ne lui impose pas nos câlins et nos bisous (même si on en meurt d'envie !), et quand elle ne veut pas, on ne la force pas. 
  • Qu'elle ne doit pas accepter les bisous volés, qu’on lui tire les cheveux ou qu’on lui tapote les fesses, même si c’est juste un jeu « innocent ». 
  •  On a insisté sur le Non, c’est Non, quand c’est elle qui le dit et quand c’est quelqu’un d’autre qui le dit et qu’on ne peut pas forcer quelqu’un à jouer si elle ou il n’en a pas envie. 
  • Qu’il faut apprendre à « lire » l’autre, à comprendre ses émotions et développer son empathie car parfois, on se sent intimidé ou on a peur de dire Non. 
C’est ainsi que j’ai essayé d’expliquer le mutisme d’Europe dans cet épisode avec Zeus et j’espère qu’elle a intégré en partie cette discussion. Je me rends compte que ma fille grandit, que ce n’est plus la petite fille au visage rond, et aux joues de bébé qu’elle était il y a tout juste 6 minutes. Qu’à 8 ans et demi presque 9 ans et 1m40, elle a l’air d’une pré-ado et que ses préoccupations vont de plus en plus dans ce sens. Et croyez moi, cela fait un sacré coup au coeur.

 J'essaye de profiter de chaque moment passé avec elle pour être à l’écoute et ainsi rebondir sur des sujets importants comme le consentement … mais aussi le féminisme dont on parle de plus en plus ... mais, ça, on en reparle une autre fois  !

vendredi 9 décembre 2016

C'est quoi le succès?

Ce matin, je me suis levée plutôt que d’habitude. Je me suis glissée dans le lit de ma fille pour la réveiller en douceur, avec des bisous et des câlins, comme au bon vieux temps, quand elle ne mesurait pas plus qu’un mètre, ou presque. Je l’ai aidé à se préparer avant que le papa ne l’emmène à l’école. Ensuite, j’ai pris mon petit déjeuner avec une petite tisane bien chaude. Me suis changée et me suis assise devant mon ordi. Il était à peine 8h30. Il faisait beau, le ciel était bleu, quelques rayons de soleil glissaient sur mon beau tapis Boucherouite, chinée dans les ruelles d’Assilah et qui a pris place, fièrement, sous mon bureau aménagé à la maison.

Et puis j’ai pensé que j’avais une chance folle de pouvoir travailler de la maison, d’être disponible pour ma fille, d’avoir pu m’emménager un joli coin qui m’inspire pour avancer dans mes projets, de ne pas avoir à prendre la voiture et braver les embouteillages devenus caractéristiques de la ville de Casablanca.  J’ai pensé que pour rien au monde je ne changerai mon projet de vie tel qu’il est aujourd’hui.  Et j’ai pensé que si ce n’était pas ça le succès, ça y ressemblait fortement.



Car finalement, c’est quoi le succès ? La réussite ? Est-ce forcément avoir un poste à responsabilité, avec une voiture, un(e) assistant(e), un gros salaire et des primes à chaque fête ? Est-ce que le succès se mesure à la puissance de sa voiture, la taille de sa maison, la marque de son sac à main, les miles sur sa carte Flying Blue ou Safar Flyer?

Cela peut-être bien entendu la définition du succès pour certains, et pourquoi pas après tout ! On nous a inculqués depuis notre enfance que le succès, ou du moins la stabilité, venait d’un travail stable avec salaire et primes, une voiture et une maison - ou un appartement, on ne va pas chipoter ! Que si on allait  à l’école, c’était pour ne pas finir éboueur mais bien pour accéder à des postes de cadres en entreprise, ou, le graal, dans la fonction publique. A ce stade, je tiens à préciser que je n’ai rien contre le travail d’éboueur et qu’il n’y pas de sot métier.

D’ailleurs, on parle d’auteurs à succès, d’acteur à succès, ou d’entrepreneur à succès quand leurs œuvres ou réalisations atteignent un niveau de reconnaissance, d’amplitude  élevé.  Il y a donc bien souvent une notion de quantité  inhérente à ce qu’on définit habituellement comme succès.

Et ce rêve (pas celui d’auteur ou d’acteur mais celui d’un poste à responsabilités), était clairement le mien quand j’avais 20 et même 30 ans. Mais depuis que je suis devenue maman, je vois les choses autrement. J’ai longtemps pensé que je n’avais plus d’ambition. Mais je pense juste que j’ai changé de lunettes. Que je vois les choses autrement. Bien sûr, j’ai toujours envie d’avoir une petite maison, rien qu’à nous, avec un jardin pour y faire des barbecues l’été et une cheminée pour se peloter devant l’hiver. J’ai toujours envie d’un beau sac à main de temps en temps et je serai bien contente de recevoir une prime à Noël ou El Aid. Mais ce n’est pas mon moteur au quotidien.

Je ne dirais pas non plus que le succès c’est le bonheur. Je pense que le succès vient d’une vision, d’un projet de vie, et se construit sur le chemin de sa réalisation. Mettre un pas après l’autre sur ce chemin, voir son  projet se réaliser jour après jour, avec souvent des sacrifices , parfois des pleurs,  tomber, se relever, douter de soi beaucoup,  douter du lendemain encore plus, poser des petits jalons, ici et là, et prendre le temps d’observer, apprécier tout le chemin parcouru : c’est déjà une belle réussite en soi.


Et pour vous, c’est quoi le succès ?  

jeudi 1 décembre 2016

Y en a marre des devoirs !

Y en  a marre des devoirs.

Voilà, c’est dit, il fallait que ça sorte.



En fait, j’ai vraiment beaucoup de mal avec la notion des devoirs en primaire. Voyez-vous, cher lecteur, j’ai grandi au siècle dernier aux Pays-Bas, à Amsterdam plus précisément. Et là bas, ben il y a pas de devoirs, ni de livres ou de cahiers à ramener de/à la maison. Ce qui se passe à Vegas, euh à l’école, reste à l’école.

Pourtant, les Pays Bas s’en sortent plutôt bien si on croit le dernier classement PISA : 10ème au
monde, deuxième après la Suisse en Europe. La France, elle, se trouve à la  25ème place. Les mauvaises langues diront ouais, mais t’habites au Maroc toi ! Oui, c’est juste, mais ma fille suit l’enseignement français, à l’AEFE, avec des professeurs des écoles envoyés par l’éducation nationale. Et toc.

Mais revenons-en au calvaire des devoirs.

Ma fille est donc en CE2. Tous les jours elle a des devoirs pour le lendemain. Sans parler des devoirs qu’on récupère le vendredi soir pour le week-end: un paquet de choses à faire, réviser, apprendre qui nous prend facilement une bonne demie journée, voire plus.

Parfois, cela se passe facilement, dans la joie et la bonne humeur, sans s’énerver  … mais il arrive très souvent ce moment où cela part en sucette : elle commence à s’impatienter, à ne pas tenir sur sa chaise. Elle a chaud, se gratte partout. Déclare qu’en fait elle n’a rien compris et finalement, est-ce que c’est si grave de ne pas réviser, d'avoir de mauvaises notes?

Et ça finit comment ? Je vous le donne  dans le mille : je m’énerve, elle s’énerve par la barbichette, la première qui pleure, se prend une tapette ….

Pourtant on n’attend pas la dernière minute pour réviser. Travaillant de la maison, je récupère ma fille tous les jours à 16h15. On prend le temps de discuter, de faire un goûter avant de s’attaquer aux devoirs. C’est un temps qui empiète sur mon temps de travail et que je dois récupérer par la suite. Et d’ailleurs c’est cela qui m’énerve en fait, au fond. Je vois que je vais passer un temps fou le soir, devant l’ordi, alors que je n’ai qu’une envie, faire tout sauf cela. C’est aussi une des raisons pour lesquelles je ne suis plus très assidue sur le blog. J’ai littéralement plus le temps de faire autre chose de ma vie.

Mais revenons-en au calvaire des devoirs.

Je n’ai pas encore trouvé de solution miracle à part la responsabiliser – ça commence à prendre forme petit à petit. Elle arrive à faire ses devoirs de maths et de français seule, je n’ai qu’à vérifier après. Mais elle a encore besoin d’aide pour digérer les leçons sur l’espace, les expériences scientifiques, ou encore l’Anglais et l’Arabe.

Autrement, on se partage avec le papa les devoirs le weekend mais en semaine, c’est plus difficile.
Et à part ça, je ne vois pas grand-chose d’autre.

Si vous avez donc des astuces, des idées, des boissons ou autres substances qui peuvent aider à remettre un peu de zénitude à tout ça, je suis preneuse.

jeudi 3 novembre 2016

Le Nin Tour : visiter les fjords en Norvège


Je reçois souvent des questions sur notre voyage en Norvège, que ça soit à travers le blog ou à chaque fois que j'évoque ce voyage. C'est vrai que j'ai commencé à en parler ici même et puis les choses de la vie ont fait que je n'ai pas élaboré davantage, malgré l'envie de vous noyer dans le détail ! Une des questions les plus récurrentes concernant ce voyage reste celle-ci: comment on s'est organisé pour visiter les fjords en Norvège?

C'est en effet une question très pertinente car il m'a fallu BEAUCOUP, mais alors beaucoup de recherches avant de trouver le meilleur moyen pour optimiser cette visite, je vous présente le Nin Tour ou Norway in a Nutshell.

Pourquoi beaucoup de recherches? Car déjà je ne comprenais pas de quoi il s'agissait. Les options présentées étaient assez difficiles à appréhender sans parler du nom impronoçable des fjords qui rendaient les choses un tantit plus compliquées qu'elles ne l'étaient déjà. Je ne savais pas s'il fallait louer une voiture, faire une croisière, partir dans le cadre d'un voyage organisé ... mais toutes ces options ne me satisfaisaient pas.

C'est là que le Nin Tour paraissait le moyen idéal pour notre visite. Le Nin est une combinaison de moyens de transports publics (train, ferry, car) allant d'Oslo à Bergen (aller simple ou aller retour). Cette combinaison permet ainsi de passer par la voie scénique et de s'en prendre plein les yeux. On peut faire la route d'une seule traite, s'arrêter au milieu et reprendre par la suite (ce que nous avions fait), le faire en une seule traite avec retour à Oslo dans la foulée (et dans ce cas il y a un notamment un train de nuit à prendre).

https://www.norwaynutshell.com/original-norway-in-a-nutshell/



N'étant pas spécialement avide du attrape-moi-si-tu-peux pendant les vacances (ou même en temps normal), nous avons décidé de faire une pause au milieu du Nin Tour pour mieux voir les fjords qui nous intéressaient. Voici donc l'itinéraire que nous avions pris - les étapes numérotées sont celles qui font partie du Nin Tour:

1. Train d'Oslo à Myrdal
4h de train, réservations recommandées en plein saison si on décide d'acheter les tickets séparèment.
Le train s'arrête notamment à Finse, à 1222m d'altitude et on a eu la belle surprise d'un sommet enneigé .. en plein mois d'Août ! Only in Norway.




2. Train de Myrdal à Flåm (Flamsbana)
Trajet de 45mn.
La route monte à 800m à travers une vue magnifique qu'on peut observer des deux côtés du train. On s'arrête deux fois pour laisser les passagers prendre des photos, et notamment à côté de la cascade Kjosfossen à 669m d'altitude qui nous a bien arrosé. On a même eu la surprise d'une danseuse-envoûteuse sortie de nulle part.
Le train est moins comfortable que le premier et pas de réservations possibles. Il y a même des passages qui sont restés debout pendant le trajet mais les 45mn passent très vite.






[ C'est ici que nous avons bifurqué du NiN pour rajouter une étape supplémentaire.
Nous avons passé 2 jours à Balestrand, un petit village loin de tout, carrèment déserté en hiver. On ne peut y accèder que par Ferry - ou alors par voiture mais le trajet est plus long.  Je vous recommande d'ailleurs Balstrand qui a un charme fou, à la place de Flåm qui, à mon avis, est bien trop prise d'assaut.







Notre but était de visiter Fjærlandsfjord - qui ne peut d'ailleurs être visité qu'avec un ferry de Balestrand. Une fois à Fjærland, on visite aussi le Glacier ainsi que son musée.










Ce sont toutes ces visites en ferry qui nous ont le plus enchantées. On a l'impression d'être seuls au monde avec la nature, intacte, à perte de vue, le bruit du silence amplifié par les collines et les fjords ... pour apercevoir de temps en temps une petite cabane au milieu de nulle part sans même une route pour y accèder ou encourager des sportifs téméraires naviguant en kayak.

Le voyage entre Flåm et Balstrand se passe à travers l'Aurlandsfjord sur 29km de longueur ; ce dernier est une branche du Sognefjord - le fjord le plus long d'Europe, le deuxième plus long du monde et le plus large de Norvège, rien que ça !]

3 - Ferry de Flåm à Gudvangen
2 heures de trajet - on reprend le ferry pour un tour majestueux  à travers le magnifique Nærøyfjord, site classé Patrimoine Mondial par l'Unesco.
Seul petit bémol: le ferry était plein à craquer.  Et les gens ne veulent pas céder leur place dès qu'ils ont trouvé un coin sympa pour prendre les photos, ce qui m'a un peu enragé je dois avouer.
Mais avant de monter dans le ferry, et si vous cherchez un coin pour manger, je vous conseille de vous aventurer un peu en laissant les restaurants sur le quai, direction les vendeurs de hots dogs un peu plus loin pour un repas sur le pouce plus rapide, moins cher et tout aussi bon.







4 -  Le car de Gudvangen à Voss.
Le car n'attend que les passagers du ferry pour partir dans la foulée. Alors on se dit après les fjords et la nature à perte de vue il n'y a plus rien qui peut nous impressioner ... et bien, j'ai eu tort ! Le trajet passe par la Stalheimskleiva, une petite route descendante toute en lacets serrés avec une pente à 18% ! Autant vous dire qu'il faut avoir les nerfs solides: chapeau bas monsieur le chauffeur de bus !
On admire notamment sur la route deux magnifiques cascades.
Si vous pouvez, asseyez-vous du côté droit du bus, et le plus proche possible du conducteur pour avoir une super vue sur la route en lacets et les cascades.



5 - Dernière étape, le train de Voss à Bergen.
Pas de réservation nécessaire si on achète les tickets séparèment. Une petite heure de route, pas grand chose à voir ... et à ce stade du voyage, je crois qu'il y a overdose de route scénique, comme quand on sent trop de parfums, le nez ne capte plus rien.



En ce qui nous concerne, j'ai étudié en long et en large les prix des étapes séparèment avec les réductions éventuelles qu'on peut avoir avec ma fille de 7 ans à l'époque (Août 2015). Mais finalement, et je crois parce que c'était la haute saison et qu'on na pas acheté les billets plusieurs mois à l'avance, c'était bien moins cher et plus pratique d'acheter le "tour", à savoir donc tous les tickets à la fois. Je les ai acheté à la station de train à Olso mais on peut aussi le faire en ligne, sur le site Norway in a Nutshell.

Je recommande donc ce tour à toutes les personnes qui veulent en prendre plein la vue, sans trop se prendre la tête.

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